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Synopsis :
Pendant l'occupation américaine de Bagdad en 2003, l'adjudant-chef Roy Miller et ses hommes ont pour mission de trouver des armes de destruction massive censées être stockées dans le désert iraquien. Ballotés d'un site piégé à un autre, les militaires découvrent rapidement une importante machination qui modifie le but de leur mission. Pris en filature par des agents, Miller doit chercher des réponses qui pourront soit éradiquer un régime véreux soit intensifier une guerre dans une région instable. En peu de temps et dans cette zone explosive, il découvrira que la vérité est l'arme la plus insaisissable de toute. L'histoire tourne autour des agissements américains en Irak et de la façon dont le gouvernement provisoire, organisé par l'administration Bush, s'est constitué d'amis loyaux du Président plutôt que de personnalités efficaces et capables.
Après le triomphe de Démineurs aux Oscars, le cinéma d'action américain redouble d'énergie pour investir Bagdad (réelle ou reconstituée, comme ici, au Maroc) et tourne dans tous les sens la question irakienne. Paul Greengrass se lance en revenant dans le mensonge d'Etat concernant la présence d'armes de destruction massive au pays de Saddam. Green Zone a tout du wikipédia-film, identifiant chaque force en jeu à une figure plus ou moins taillée à la serpe (le politique cynique, l'agent du FBI ou de la CIA, le bon soldat, le bon civil, la journaliste, etc..), mais le simplisme de cette approche ne va pas sans une certaine efficacité, Greengrass enchaînant les tours de force avec cette maestria de petit artisan prosaïque qu'on lui connaît (combats de rue, tension maximal dès que l'on sort de la zone verte).
Mais le personnage de Matt Demon, soldat modèle en pleine crise de conscience, dit aussi beaucoup de ce qui ne fonctionne pas ici : son côté bon élève un peu benêt, sa manière effarée de découvrir les manipulations en jeu irritent, de même que le suspens un peu frelaté que tisse le récit (le big scoop de l'absence d'ADM).
Certes, un tel film montre l'avance du cinéma américain en termes de retour sur soi, mais difficile de ne pas voir aussi ce qu'il y a de démago à jouer ainsi les petits malins consciencieux sur une cause aussi entendue.
{Chronique par Rémy Ogez}
Commentaires
Franchement pas terrible...
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