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Synopsis : Los Angeles, 1962. Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d'université Britannique, se sent incapable d'envisager l'avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne peut imaginer qu'une série d'évènements vont l'amener à décider qu'il y a peut-être une vie après Jim.
Curieux objet que ce Single Man, adaptation d'un roman de Christopher Isherwood et première réalisation d'un ténor de la mode, Tom Ford. De fait, tout le monde est plutôt bien habillé dans le L.A du début des sixties de A Single Man, qui raconte, sur une journée, le destin de George Falconer (Colin Firth, auréolé d'un prix d'interprétation à Venise), un professeur d'université qui a décidé de se suicider suite à la mort accidentelle de son compagnon quelques années auparavant. La dimension papier glacé chic et une tendance bon goût bride parfois la sentimentalité du film. Par exemple cette façon de changé la colorimétrie au sein même d'un plan, de passer d'un image délavée et grise à des couleurs chatoyantes quand le personnage discute avec un étudiant qui lui fait du gringue, a quelque chose de trop systématique et théorique pour fonctionner vraiment.
Pourtant il y a de vrais moments d'étrangeté dans A Single Man, comme cette séquence où Falconer rencontre un jeune homme qui se prostitue et discute avec lui sous le soleil rosé d'une fin d'après-midi. Tout est parfaitement artificiel dans cette scène. Cette artificialité est poussée à un tel degré de stase formelle que l'émotion finit par surgir. Dans ces passages là, Tom Ford réussit à saisir la matière qui sépare ou réunit les êtres.
Un bel objet visuel, un film accompli pour la première oeuvre cinématographique de Tom Ford !
{Chronique par Rémy Ogez}
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